S on histoire, longue et complexe, com-mence il y a 300 millions d années, par l écartement vers l est d un fragment du très ancien supercontinent du Gondwana qui comprenait, entre autres terres, l Australie et l Antarctique. De nos jours, c est la plaque australienne, dont les îles Loyauté forment l avant- poste émergé, qui plonge sous l archipel du Vanuatu, occupant la bordure de la plaque Pacifi que. La confrontation de ces deux plaques, au cours du temps, a conduit à la superpo- sition de roches d origines et de natures très variées, fortement déformées pour nombre d entre elles. Les roches les plus communes sont les péridotites, sommet des ophiolites, qui sont des roches du fond des océans. Elles sont réparties en massifs qui s étendent sur 8 000 km2 environ, les deux plus éle- vés étant le mont Panié (1 628 m) et le mont Humboldt (1 618 m).

Ces massifs sont extrêmement riches en fer, mais surtout ils recèlent du nickel, surnommé « or vert » à cause de la teinte des fi lons à forte concentration.

La Nouvelle-Calédonie, avec 20 % des réserves de la planète

exploitées à ciel ouvert, est le troisième producteur mondial de ce minerai. Le

massif du Koniambo a été choisi pour alimenter le grand

projet de l usine du Nord. Les massifs miniers recouvrent, dans la plupart des cas, des roches de nature basaltique, dont certaines proviennent de l ancien fond océanique porté à la surface. La dégradation prolongée de la péridotite engendre les latérites jaunes ou rouges.

La Nouvelle-Calédonie doit son existence à la dérive des continents. Sa géologie très particulière est une curiosité mondiale.

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Une exploitation minière.

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